Entretien avec Marie-Fleur Albecker

Photo MFADans Et j’abattrai l’arrogance des tyrans, son premier roman publié aux éditions Aux Forges de Vulcain, Marie-Fleur Albecker fait le récit de la première révolte occidentale survenue en 1381 à travers les yeux d’une jeune femme éprise de liberté.

Rencontre avec une autrice féministe.

Selon une récente étude, un Français sur quatre songerait à écrire un livre. Comment est né votre désir d’écriture ?

L’envie d’écrire est quelque chose d’ancien chez moi, je viens d’une famille où les livres sont importants et où on aime les mots (ma mère par exemple utilise des mots formidables, inventés parfois, mais qu’on croirait toujours sortis de Victor Hugo). J’ai fait des études littéraires mais ça ne s’est pas concrétisé par grand-chose.Capture1

En fait, le travail d’écriture s’est enclenché avec la création d’un blog où je racontais ce que je faisais à New York où je suis partie un an pendant ma thèse, pour tenir au courant ma famille et mes amis. Je me suis prise au jeu et surtout j’ai appris une discipline d’écriture pour maintenir le rythme de publication des posts. Mes premiers vrais textes de romans sont deux textes très mauvais d’autofiction qui ont suivi ce blog.

Y a-t-il eu un fait déclencheur qui vous a poussée à vous lancer dans l’écriture de ce premier roman ?

J’ai découvert la révolte de 1381 en préparant un cours pour mes élèves sur le Moyen Âge anglais. J’ai trouvé ça fascinant et comme j’avais envie d’écrire sur le pouvoir et les révoltes, j’ai décidé de prendre ce cadre pour en faire un roman, je trouvais ça intéressant de m’imposer un cadre de rédaction.

Il existe en France environ 1 200 éditeurs répertoriés. Votre roman est publié aux éditions Aux forges de Vulcain, une maison d’édition créée en 2010. Comment s’est fait le choix de cette maison d’édition ?

David Meulemans, le fondateur et président des Forges, est un ami d’ami, cet ami étant d’ailleurs cofondateur des Forges. Je lui avais déjà fait lire mes textes d’autofiction, dont il avait je crois apprécié le style, mais qu’il a dû trouver très mauvais ; il m’a donc répondu diplomatiquement que ce n’était pas dans sa ligne éditoriale mais que je pouvais toujours lui parler de mes projets. En échangeant avec lui sur cette révolte paysanne, qu’il connaît très bien car il a publié la traduction du roman de William Morris sur cette révolte, j’ai commencé à évoquer le projet d’un personnage féminin car certains historiens mentionnent les femmes dans cette révolte même si peu de sources précises sont conservées, et il m’a dit que cette dimension allégorique lui conviendrait mieux. Il m’a invitée à lui envoyer mon texte.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement séduite dans son catalogue et sa ligne éditoriale ?

66628Eh bien, l’enthousiasme de David Meulemans, qui est communicatif. Il défend de manière très fervente les textes qu’il publie, et du coup c’est plutôt la personnalité de l’éditeur qui est géniale – outre que c’est bien pratique de savoir que l’éditeur est intéressé à publier votre texte ! L’aspect « imaginaire » de sa ligne éditoriale, c’est à dire le fait qu’il ne se concentre pas uniquement sur une littérature réaliste, montre qu’il est prêt à accepter des textes plus décalés et différents de ce qui se fait dans l’ensemble – même si d’une certaine manière mon roman est très réaliste je pense.

Et puis c’est très frivole mais j’adore les couvertures des romans publiés aux Forges !

Un manuscrit a une chance sur mille d’être publié. Si aucun éditeur n’avait accepté le vôtre, auriez-vous persévéré dans cette voie ?

Oui, pour ce livre, c’est sûr, car je pense qu’il est suffisamment réussi pour être lu ! Je ne savais pas que c’est un manuscrit sur mille par contre, j’ai eu beaucoup de chance !

Vous souvenez-vous du moment où vous avez envoyé votre manuscrit par la Poste ? Dans quel état d’esprit étiez-vous ?

Eh bien, j’ai eu la chance de ne pas l’envoyer par la Poste, donc, mais par email, et j’étais beaucoup plus optimiste que lors des envois de mes deux premiers textes. En plus, j’étais bien contente de ne pas avoir à payer de frais de port… je me souviens que ça peut monter haut assez vite !

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans fait partie des 94 premiers romans (parmi 567 titres au total) que compte cette rentrée. Appréhendiez-vous cet événement – très français – qu’est la rentrée littéraire ?

Pas vraiment parce que justement c’est mon premier roman ! J’ai la naïveté de la débutante, donc je me suis dit « on verra bien ». Et puis, comme je suis prof mon stress principal à cette période de l’année c’est la rentrée scolaire ! Du coup, je me suis un peu laissée porter par les événements, j’ai beaucoup de chance, je rencontre des libraires charmants, des lectrices et lecteurs, j’ai participé aux Correspondances à Manosque qui est un magnifique festival, donc vraiment je profite !

Quels sont les romans de cette rentrée littéraire que vous avez aimés ou que vous avez envie de lire ?

Comme Les Forges de Vulcain font partie d’un collectif d’éditeurs indépendants, j’ai présenté mon livre avec d’autres et du coup j’ai eu très envie de lire les leurs ! Pour l’instant j’ai adoré le livre de Gauz Camarade Papa, celui de Cécile Delarue Black out, et j’ai sur ma pile celui de Luke Rhineheart, Invasion, qui est non seulement un grand écrivain mais aussi un vieux monsieur super sympa !

J’ai bien aimé Le Sauvetage de Bruce Bégout également, avec qui j’ai débattu à Manosque. Je vais aussi lire Un monde à portée de main car j’aime bien Maylis de Kerangal. Pour être honnête je lis assez peu de littérature contemporaine, donc je suis les rentrées littéraires de très très loin en général…

Votre livre n’est ni un roman historique à la Alexandre Dumas, ni une exofiction, – pour employer un terme très tendance dans la critique littéraire depuis quelques temps. Comment le définissez-vous ?

Capture2J’adore Alexandre Dumas, j’aimerais beaucoup écrire des romans historiques aussi bons que les siens ! Cela étant les cases n’ont pas grand sens pour moi, puisque les grands romanciers classiques comme Hugo, Balzac ou Flaubert ont aussi écrit des romans « historiques ». Donc en fait pour moi c’est juste un roman, avec certains partis pris – situation historique, narration épique, dimension politique – qui ne sont finalement pas très révolutionnaires !

À l’heure où les fausses informations n’ont jamais autant circulé sur le Net, la fiction historique n’est-elle pas un parti pris risqué ?

Je ne vois pas bien le lien entre les deux, puisque la rumeur a toujours existé d’une part, et que la fiction n’a pas vocation à être « vraie » ou « fausse », qu’elle soit historique ou non. Il s’agit plutôt d’écrire une fiction à la limite véridique, mais le personnage principal du roman et la plupart des personnages sont complètement fictifs, donc je ne me suis absolument pas posé la question des « fausses informations ».

En choisissant de raconter cette révolte survenue au XIVème siècle votre objectif était-il avant tout didactique ou plutôt littéraire ?

Littéraire, et j’espère que cela se sent en lisant le roman ! Après, comme je suis prof, le biais didactique doit ressortir un peu, mais j’ai surtout essayé de travailler à faire passer les motivations et la construction d’un mouvement social, j’espère que quelque chose en a transpiré dans le livre.

Pouvez-vous nous parler des recherches que vous avez effectuées pour écrire ce livre ?

J’ai la chance d’avoir dans mon entourage des historiens médiévistes très sérieux (enfin, en ce qui concerne leurs compétences historiques) qui m’ont aiguillée dans mes recherches bibliographiques. Un des cas d’étude de master d’un ami est d’ailleurs devenu en partie l’histoire de Johanna avant la révolte (je crois par contre que l’histoire se passait au XIIIème siècle, mais cela restait crédible dans le contexte !), tout ça en en discutant autour d’un sandwich dans la salle des profs à Sevran. Cela fait partie de la richesse de la vie d’enseignant !

Sur leurs conseils, j’ai lu quelques ouvrages généraux sur le Moyen Âge en Angleterre et sur la société médiévale anglaise, ainsi que deux ou trois ouvrages spécialisés sur la révolte de 1381, ainsi que le court roman de William Morris, Un rêve de John Ball (1888), publié en français aux Forges de Vulcain ! Mais j’ai essayé de ne pas trop me surcharger la tête en lisant trop et je me suis assez rapidement arrêtée.

Pourquoi avoir choisi de relater des événements qui datent de 1381 ?

Capture2bisJ’ai toujours été très intéressée par le Moyen Âge (même si c’est long, le Moyen Âge !), que j’ai beaucoup étudié durant mes études supérieures, notamment la pré-Renaissance qui est la période à laquelle se passe le roman. Par ailleurs, le Moyen Âge est un référentiel majeur d’un courant littéraire que j’aime beaucoup, la fantasy, donc c’est un univers qui me parle.

Qui est ce Je présent dans le titre de votre roman ?

Techniquement c’est le prophète Esaïe qui fait parler Dieu, puisqu’il s’agit d’un verset de l’Ancien testament. Pour moi c’est plutôt un « je » collectif, celui des révoltés, des opprimés, animés par une force qui les dépasse, celle de la justice. C’est un beau programme.

Vous optez pour un style souvent très familier, un langage parlé très actuel. S’agissait-il pour vous de montrer que le Moyen Âge est, finalement, une époque plus proche de nous que ce que l’on pourrait penser ?

Je pense que toutes les époques sont proches de nous, car les problématiques de l’humanité sont universelles et soulèvent des questions toujours d’actualité même si les contextes ou les manières de penser sont très différentes.

En quoi cette période de l’Histoire est-elle encore proche de la nôtre selon vous ?

J’espère le montrer dans le roman ! Je crois que finalement l’Histoire comme l’anthropologie nous parlent de nous-mêmes. La recherche du bonheur, de la justice, la question de l’absolu, de la divinité, sont des questions communes à toute l’humanité.

Quelle vision de l’Histoire doit-on lire à travers ce roman ?

Pour être tout à fait honnête, je ne saurais pas vous répondre car je ne suis pas historienne mais géographe… et que je n’ai pas élaboré de vision spécifique de ce que je voulais dire de l’Histoire dans ce roman. Il est vrai cela dit que je viens d’une famille marquée par l’Histoire et les héritages parfois douloureux, puisqu’Alsacienne et protestante, ce qui fait par exemple que mes deux arrière-grands-pères ont combattu face à face en 14-18.

Pour moi l’Histoire est à la fois un élément de notre identité et un moyen de se poser la question de savoir qui nous sommes : dans quelle mesure sommes-nous les produits de notre contexte et qu’est-ce qui fait partie de notre humanité ?

Est-ce que l’écriture de ce roman s’est faite sans trop de travail de réécriture ? Est-ce venu d’un seul coup ?

Le premier jet a été écrit à peu près d’un seul coup – même si je reprends à chaque fois ce que j’ai écrit le jour précédent avant de continuer l’écriture. Il y a eu ensuite un retravail mené avec mon éditeur, qui consistait à écrire certains passages et surtout à couper de nombreux passages ! J’ai aveuglément obéi à ses suggestions sauf dans certains cas où je tenais beaucoup à mes digressions / divagations !

Qui est votre premier lecteur ou votre première lectrice ?

En termes chronologiques, c’est mon éditeur à qui j’envoyais d’abord mes textes. En termes d’importance c’est mon mari, pour qui d’ailleurs ce n’est pas évident car il est très franc et il a toujours peur de ne pas aimer ! Du coup je ne lui fais lire que le texte fini pour ne pas lui mettre de pression en lui demandant des corrections.

De manière générale, c’est très compliqué pour moi d’offrir un texte à la première lecture aux personnes qui comptent pour moi, du coup c’est très agréable d’avoir un éditeur, bienveillant qui plus est !

Il y a plusieurs scènes de sexe dans votre roman. À vos yeux, quelle place a la sexualité dans les rapports de domination à l’œuvre dans nos sociétés ?

Capture3bisOh là, très très vaste question. Je crois que tout rapport sexuel est un rapport de pouvoir – ce qui n’a (heureusement !) pas forcément un sens négatif. Je crois également que les femmes ont tendance à être soumises dans les rapports sexuels et que c’est quelque chose qui peut les couper assez fortement de leur rapport à leur corps et à leur plaisir. C’est donc un (mais pas le seul, loin de là !) des domaines où les femmes sont l’objet de la domination masculine ; ce n’est pas une fatalité d’ailleurs puisque la sexualité féminine a pu avoir un statut différent durant les différentes périodes de l’Histoire.

Au Moyen Âge par exemple, on a pu croire que la jouissance féminine garantissait la conception, ce qui fait que, bien qu’on n’ait pas eu connaissance du clitoris, les hommes ont pu beaucoup se préoccuper de faire jouir les femmes, même si pas forcément pour les bonnes raisons !

Il y a clairement une inégalité dans l’immédiateté physique de la jouissance entre hommes et femmes qui fait qu’on a tendance à considérer la jouissance féminine comme « compliquée », alors qu’il s’agit uniquement d’ignorance en partie volontaire. Ici, il ne s’agit pas forcément de domination au sens d’une oppression des femmes, mais d’une grande indifférence à leur corps et à leur ressenti, d’une négation de leur intériorité physique qui est une dimension importante de la domination masculine : l’égoïsme genré, l’aveuglement, le manque d’intérêt face à l’altérité. C’est comme, si vous voulez, un homme qui s’assied à côté d’une femme qui équeute des haricots et passe une demi-heure à lui raconter ses problèmes de boulot sans même penser à lui demander s’il peut l’aider.

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans est également un roman féministe. Qu’est-ce qui a changé, selon vous, après la vague soulevée par le mouvement #MeeToo ?

Capture4Je ne pense pas que tant de choses aient changé depuis le mouvement #MeToo, mais ce qui est positif c’est la libération de la parole des femmes, et sans doute un début de prise de conscience de certains hommes du caractère systématique de ce que subissent les femmes au quotidien. En cela quelque chose a changé.

Vous citez le Psaume 22 dans les dernières pages du roman en écriture inclusive (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné.e ? » page 184). Que pensez-vous de l’écriture inclusive et des débats qui ont opposé Eliane Viennot à l’Académie française ?

Capture5Je n’ai absolument pas suivi ces débats car j’avoue que la vision de la langue française de l’Académie française me semble très lointaine de la mienne. Je trouve que l’écriture inclusive et la féminisation de l’orthographe / de la grammaire dans un contexte général est quelque chose d’intéressant et qui ne me semble ni trop laid, ni trop compliqué, d’autant plus que le français était à l’origine une langue beaucoup plus plastique aux genres. Pour autant, je ne crois pas que ça ait un sens en littérature

Pour vous, être écrivaine est-ce un métier ou un état ?

Capture6Je ne me pose pas vraiment la question. En fait je ne me considère pas vraiment comme écrivaine mais comme écrivante, donc on pourrait dire que c’est un processus qui fait partie de la construction de mon être, puisque je pense qu’on passe sa vie à se construire. Par contre je n’envisage pas du tout l’écriture comme un métier, je serais complètement déprimée par la nécessité de produire, et j’adore mon métier.

 « Le pouvoir des mots ne peut pas être bon s’il ne sert qu’à nous rendre plus bêtes, le pouvoir des mots n’appartient qu’à Dieu, pas aux prêtres, pas à ceux qui nous oppriment […]. Et s’ils le mettent sur papier pour nous figer dans l’oppression, encore bien pire. Légaliser l’arbitraire. Nous donner l’illusion que ce qu’ils font est normal et bon, parce que c’est dit, parce que c’est écrit. Mais nous apprendrons à lire, et nous écrirons l’histoire (et sur les murs les noms de ceux qu’on aime). » lit-on page 101. La référence pop qui termine le paragraphe fait sourire mais l’idée est là : ceux qui maîtrise le langage sont du côté des oppresseurs. L’écrivaine et l’écrivain sont-ils forcément du côté des oppresseurs ?

Oui. Ceux qui écrivent, surtout au Moyen Âge, sont les dominants. Pas forcément les oppresseurs, cela étant. Je pense par exemple à Bartolomé de Las Casas sur les Indiens d’Amérique, un homme extraordinaire qui est un des seuls défenseurs des droits des Indiens et qui dédie sa vie à leur cause ; cela étant sa parole reste celle d’un prêtre qui souhaite les convertir. Eux-mêmes n’ont jamais eu la parole.

Vous êtes normalienne, agrégée de géographie et docteure en aménagement du territoire. N’avez-vous pas le sentiment d’appartenir à la classe sociale dominante ?

Si. En l’occurrence c’est plutôt lié à mon origine familiale très favorisée, car je pense que les diplômes universitaires et la profession d’enseignantes ne sont pas en soi des marqueurs de domination, au contraire, ils devraient être accessibles pour tous. J’ai choisi d’enseigner dans le secondaire, et je ne crois pas qu’on puisse dire que les enseignants soient des dominants (encore que, parfois, dans la classe…). Disons que l’enseignement est une manière de transmettre et de faire bénéficier à d’autre sa connaissance et son expérience ; c’est une des raisons pour lesquelles j’aime ce métier.

Dans la préface à La Maison du peuple (1953) de Louis Guilloux, Albert Camus écrit : « Presque tous les écrivains français qui prétendent aujourd’hui parler du prolétariat sont nés de parents aisés ou fortunés. Ce n’est pas une tare, il y a du hasard dans la naissance et je ne trouve cela ni bien ni mal. Je me borne à signaler au sociologue une anomalie et un objet d’études. […] Il reste qu’on peut avoir ses préférences. Et pour moi j’ai toujours préféré qu’on témoignât, si j’ose dire, après avoir été égorgé. » Qu’en pensez-vous ?

Je suis tout à fait d’accord. Je citerais en écho une phrase extraite de L’Établi de Robert Linhart (1981) : « Les bourgeois s’imaginent toujours avoir le monopole des itinéraires personnels. Quelle farce ! Ils ont le monopole de la parole publique, c’est tout. Ils s’étalent. Les autres vivent leur histoire avec intensité mais en silence. Personne ne naît O.S. ; on le devient. » Cela étant j’écris quand même… j’imagine que même en étant née du très bon côté de la barrière on a des choses à raconter.

Quelles sont, selon vous, les œuvres romanesques révolutionnaires majeures ?

Je ne peux que citer celles qui m’ont marquées : Les Misérables et Quatre-vingt-treize, de Victor Hugo, L’Établi, de Robert Linhart que j’ai cité plus haut, La Condition humaine de Malraux, Hommage à la Catalogne d’Orwell, Germinal de Zola. En anglais, Dickens. C’est finalement assez classique !

C’est drôle parce que quand j’étais petite j’adorais des livres ultra-royalistes, comme la série du Mouron rouge ou Le Chevalier de Maison-Rouge, je trouvais ça très romanesque de tenter d’échapper aux méchants révolutionnaires ! Bizarrement il n’y a pas, que je sache, de grands romans d’aventure pro-révolutionnaires, surtout accessibles aux adolescents. Il faut dire que défendre la pauvre Marie-Antoinette qui semble si innocente avec ses belles robes semble plus facile à cet âge !

Écrivez-vous un nouveau roman et, dans l’affirmative, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Je compte commencer cet automne, c’est encore très flou mais ce ne sera probablement pas un roman « historique » !


Entretien réalisé par courrier électronique en octobre 2018. Propos recueillis par Guillaume Richez. Photographie © BabouchKAtelier.

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